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IN Groupe, Le droit d’être soi

25/04/2018 - Le Figaro
Didier Trutt : nouveau nom et nouvelle ère pour l'Imprimerie nationale

Vieille de plus de 500 ans, l'Imprimerie nationale a connu de nombreuses transformations depuis sa reprise en main par Didier Trutt en 2009. Ce dernier a annoncé mardi dernier le nouveau nom de la société : IN Groupe.


C'était la suite logique. Après neuf ans d'intense transformation, l'Imprimerie nationale (passeports biométriques, cartes grises, permis de conduire, cartes de crédit…) change de nom et devient IN Groupe. Une annonce faite par son PDG, Didier Trutt, ce mardi, dans le cadre du dévoilement des résultats et du nouveau positionnement de l'entreprise. « IN comme Imprimerie nationale, a-t-il révélé, mais aussi comme identité numérique ». Car le groupe pluricentenaire se veut le fer de lance de la sécurisation des données personnelles digitales et entend bien faire entendre sa voix au sein des assises gouvernementales sur l'identité numérique.


« Le droit d’être soi »

On est loin, bien loin du début des années 2000, où l’entreprise à 100% détenue par l’État s’enlisait dans le papier sous la menace du numérique. Aujourd’hui, grâce à la diversification de ses activités et à différentes acquisitions comme celle des solutions biométriques (gestion d’identité) de Thalès en 2017, IN Groupe a plus que doublé ses résultats et ses effectifs pour passer bientôt la barre des 300 millions de chiffres d’affaires. Un franc succès que son PDG Didier Trutt a obtenu d’une main experte depuis son arrivée en 2009. Conquête de l’Afrique en 2011, puis plus largement des marchés étrangers et diversification dans les « services aux citoyens », l’ingénieur de 58 ans a su rallier le groupe autour d’un positionnement clair « Le droit d’être soi », c'est-à-dire de protéger son identité et ce qui s’y rapporte, comme les données personnelles.

Homme de l’industrie, puis les services, Didier Trutt a passé la majeure partie de sa carrière dans l’électronique grand public chez Thomson. Entre Europe et Asie, il œuvrera aux différentes transformations du groupe bousculé par l’arrivée du numérique. DG de la branche écrans et composants, il négocie la cession des activités tubes cathodiques à l’indien Videocon en 2004, date à laquelle il devient DG adjoint de Thomson SA et s’éloigne de l’industrie pour gérer les activités de service du groupe. « Si je devais réécrire ma carrière, je ne changerai pas grand-chose » , assure aujourd’hui ce Niçois, père de trois enfants, loué par ses collaborateurs pour sa « capacité à susciter l’adhésion et à donner du sens ». Proche du terrain et de ses équipes, il a su « apporter ses recettes du privé » en s’entourant de spécialistes, notamment au sein du conseil d’administration, mais en se tournant surtout vers l’étranger ou IN Groupe réalise aujourd’hui 30% de son chiffre d’affaires, contre 1% en 2009.

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